C’était un jour d'hiver à Décines. Dans le bureau du directeur, deux irréductibles passionnés de bulles et d'onomatopées, Patrick et moi, refusaient obstinément de redescendre sur Terre après leur escapade au salon de la Bulle d’Or à Brignais. Entre deux cafés fumants et trois piles d'albums, un défi jaillit comme un « POW ! » de super-héros : « Et si on faisait notre propre salon de la BD ici, à Décines ?»
L’idée paraissait un peu folle, un brin audacieux, presque improvisé… mais en réalité, tout était finement orchestré : plan de bataille, liste d'auteurs, salle remplie d’auteurs, billards transformés en librairie…. La première édition prend forme — une vraie superproduction artisanale
Ah, ces débuts ! Quelques auteurs courageux, un public curieux et des dédicaces mémorables : Michel Schetter en pleine verve graphique, Ciro Tota signant l’affiche colorée, et même une caricature croquée sur le pouce pendant le déjeuner, au bord du Grand Large, entre deux éclats de rire et quelques miettes de dessert.
La salle polyvalente de Léo devint alors, le temps d'un week-end, le temple du neuvième art décinois. Les bulles dialoguaient avec les visiteurs, les planches prenaient vie, et l'odeur des feutres rivalisait avec celle des crêpes de la buvette
Personne ne le savait encore, mais ce moment « un peu bricolé, très inspiré » allait donner naissance à une belle tradition : le Salon de la BD de Décines. Vingt-cinq ans plus tard, les bulles n'ont pas pris une ride… elles se sont juste multipliées
Michel Blavit Directeur de Léo Lagrange en 2000
L’idée paraissait un peu folle, un brin audacieux, presque improvisé… mais en réalité, tout était finement orchestré : plan de bataille, liste d'auteurs, salle remplie d’auteurs, billards transformés en librairie…. La première édition prend forme — une vraie superproduction artisanale
Ah, ces débuts ! Quelques auteurs courageux, un public curieux et des dédicaces mémorables : Michel Schetter en pleine verve graphique, Ciro Tota signant l’affiche colorée, et même une caricature croquée sur le pouce pendant le déjeuner, au bord du Grand Large, entre deux éclats de rire et quelques miettes de dessert.
La salle polyvalente de Léo devint alors, le temps d'un week-end, le temple du neuvième art décinois. Les bulles dialoguaient avec les visiteurs, les planches prenaient vie, et l'odeur des feutres rivalisait avec celle des crêpes de la buvette
Personne ne le savait encore, mais ce moment « un peu bricolé, très inspiré » allait donner naissance à une belle tradition : le Salon de la BD de Décines. Vingt-cinq ans plus tard, les bulles n'ont pas pris une ride… elles se sont juste multipliées
Michel Blavit Directeur de Léo Lagrange en 2000
